L'alignement des planètes...

Le début de la fin .....
L'alignement des planètes...

# Enviado em Terça 23 Agosto 2005 12:34

Modificado em Sábado 05 Julho 2008 08:49

La convocation ..

La convocation ..

# Enviado em Terça 23 Agosto 2005 12:39

Modificado em Sábado 05 Julho 2008 08:49

-°*/>>Ma MoRt<</*°-

-°*/>>Ma MoRt<</*°-
Je ne suis plus là pour le raconter...
Il est t
rop tard...


Lui et m
oi, on se connaissait depuis tellement longtemps...
Amis
depuis tout petits, puis il y a eu ce jour, le dernier !
C
ette fois la, on est allés en soirée, tous les deux...
Ta
copine venait de te plaquer et moi par habitude j’étais encore célibataire...

D
éprimé… oui tous les deux, mais bon on avait décidé de faire face, et se bourrer la gueule aussi, c’est vrai! une grande erreur... ah si j’avais su !
La musique résonnait dans nos oreilles et on se déhanchait, on était en transe...

Pu
is ça a commencé à déraper, c’était plus 2-3 verres, ça tournait, on t’a
pr
oposé, tu en as pris... Il se faisait tard , 4h du mat'... Je devais rester chez toi ce soir là...

On
est parti de la fête et on devait encore marcher un bon moment, traverser la forêt, passer le pont au dessus du lac... On marchait, tu étais silencieux... J’ai essayé d’entamer la conversation, mais tu n’as pas bronché ! Était-ce l’alcool ?

Puis so
udainement, tu t’es arrêté... Je n’est pas compris!
Tu m’a
s regardé, tu t’es approché et tu m’as dit "je suis désolé…"
Désolé de quoi ? "De ce que je vais faire"... Quoi ?!
C
’est là que tu m’as jeté par terre, que tu as commencé à me frapper...

J’essaya
is de me débattre, mais j’avais plus de force, je voulais crier mais
il a mit sa main sur ma bouche pour m’en empêcher...

Je
voulais résister, je ne comprenais pas, c’est là que tu m’as tiré les cheveux et que tu as cogné ma tête contre le sol...

Tout
a commencé à tourner, je n’arrivais plus rien à distinguer, j’ai senti mes larmes couler... et toi, tu continuais ! Tes mains ont commencé à me toucher, je ne voulais pas le croire!
Ce
n’était pas possible, tu as ouvert ton pantalon et tu m’as demandé de te sucer !

Ca c’était
NON ! Hors de question, tu m’as giflé d’une telle force que j’ai commencé à saigner... Je n’en revenais pas, tu m’infligeais ça, à moi ! Puis tu me l’a quand même rentré dans ma bouche, tu as dit que j’avais intérêt à t’obéir sinon tu allais me le faire payer...
J’
ai mordu alors aussi fort que j’ai pu, je t’ai même craché à la gueule !

Il éta
it impensable que je le fasse !

C
a m’a pourtant coûté très cher…

Je
ne voulais pas me laisser faire… Je n’étais pas à toi.
J
’étais une personne, et non pas ton objet de désir !

C’e
st là que tu as sorti ton couteau, tu m’as déchiré les vêtements, et tu as enfoncé la lame profonde dans ma chair… Je ne pouvais plus hurler, tu m’avais paralysé!

Ca faisait
mal, et tu me répétais que j’aimais ça, que je n’étais qu’une pétasse qui ne méritait pas de vivre! Que j’étais faite pour souffrir et que tu allais me le prouver...
10-15 e
ntailles, je sais pas, tu en as faites tellement, profondes, je me vidais de mon sang, il y en avait partout, et tu me regardais et tu souriais... C’était impossible! Toi... Comment avais-tu pus ? Tu te régalais, tu as léché tes doigts couverts de mon sang, et tu as persévéré, a plusieurs reprises… Tu es monté à mon visage, et tu m’as ouverte la lèvre avec ton couteau merdique, tu as commence à me scier, je n’ en pouvais plus

J’alla
is mourir et toi tu as commencé à me violer… C’était horrible… Dégueulasse, on baignait dans mon sang et tu aimais ça... tu me torturais, tu m’as troué la peau trop de fois… j’allais crever... tu t’extasiais, je le voyais, tu jouissais de plaisir, et moi jen délirais de mal… Tu mutilais mon corps pur.. Sans regrets et tu appréciais ! Tu poursuivais tes actes d’horreur ! Et moi je me déversais...

Un
trou noir se dessinait autour de moi, tout devenait flou… j’étais martyrisé, j’endurais ce supplice, je sentais que la fin approchait...
Je
me taisais, et j’allais en crever... Qu’allais-tu faire de moi ? de ma chair ? Qu’allais-tu dire ? Qu’est-ce qui allait se passer ? Allais-tu me tuer, ou continuer a me tourmenter, me rabaisser à ce supplice ??? Je devenais cadavre à ses yeux...

Il
s’extasiait, il ricanait... et c’est là qu’il a commencé a marcher, la boue s’infiltrait en moi, mélangeant terre et sang... J’étais déjà enterrée... il m’a embras, il a engouffré sa langue dans ma bouche aps tout ce qu’il m’avait fait subir... et il m’a dit "je t’aime ma petite pute"... Là j’ai ché, je me suis laissé aller, j’ai fermé les yeux, je voulais pas entendre ce qu’il avait prononcé, j’espérais que je me réveillerais mais non rien...

Il
m’a transporté par cette nuit orageuse, dans la pluie, dans la boue...

Il
me traînait par les cheveux, j’étais souillée, vide, j’étais à l’apogée de mes souffrances... J’allais y passer… C’est sûr, j’allais mourir, je le savais...

Il m’a soule
vé de tout mon poids et il m’a emmené prés du pont, m’a soulevé et ma chuchoté à l’oreille: "voila ma beauté, je me suis bien amusé, j ‘espère que tu as profité parce que désormais c’est fini…", et il m’a poussé... J’avais les yeux fermés, je ne pensais plus, je ne voyais plus... C’est là que j’ai sombré, dans l’eau du lac...

Je ne sais même
pas si je me suis noyée ou bien si ce sont les blessures, ces mutilations, qui m’ont tué ou encore le manque d’air... Je sais simplement que j’ai arrêté de penser, je n’ai même pas essayer de respirer... Les images ont toutes défilées dans ma tête et la dernière sur laquelle tout s’est bloqué, cest celle de ton visage ensanglanté, le sourire aux lèvres et ton "je suis désolé"... Il n’empêche que je ne suis plus là pour raconter ça, je ne sais pas comment ce texte vous parviendra... Je ne sais même pas si on va me lire, si on va comprendre ce que j’ai pu écrire... Je ne sais pas si il s’en est sorti, je ne sais pas si la vie est finie ! En tout cas, de là ou je suis, tout flotte, tout brille, il n’y a pas d‘air... RIEN...
Ont
-ils essayé de me retrouver ? Ont-ils déjà abandonné, s’est-il suicidé ? A t’il oublié ? Je ne sais pas, je sais juste que je suis ici, dans un endroit tout froid, ou j’erre...

Mais à mon
avis je suis bel et bien morte

# Enviado em Segunda 17 Outubro 2005 16:41

Modificado em Sábado 05 Julho 2008 08:54

Une horrible histoire de cannibalisme secoue l'Allemagne


Un homme âgé de 41 ans, originaire de Rotenburg, en Allemagne,
a confessé avoir tué un autre homme, puis l'avoir découpé et mangé en partie.
C'est la police allemande qui a révélé cette sordide histoire, mercredi, après l'arrestation de l'individu.
Le meurtre remonterait à avril 2000.

Le suspect avait rencontré sa victime grâce à Internet.
Les deux hommes, qui partageaient des tendances cannibales et homosexuelles,
s'étaient mis d'accord pour que le premier coupe le sexe du second devant une caméra,
avant qu'ils le mangent ensemble.

L'homme a toutefois décidé de tuer la victime, âgée de 42 ans, et de la couper en morceaux.
Il a conservé la plupart des morceaux dans un congélateur avant de les consommer.

La police est remontée jusqu'à la trace du suspect grâce à une annonce parue sur Internet.
L'auteur des faits y expliquait être à la recherche d'un partenaire
prêt à se faire tuer devant une caméra et à se faire manger.


Une horrible histoire de cannibalisme secoue l'Allemagne

# Enviado em Segunda 24 Outubro 2005 14:16

Modificado em Sábado 05 Julho 2008 08:58

.o0°Mon Père°0o.

.o0°Mon Père°0o.
Je suis dans la cave, assis dans le noir sur le sol frais. Chacun de mes membres tremble, mais ce n'est pas le froid ; c'est juste la peur.

D'un revers de la main, j'essuie les larmes qui roulent sur mes joues. J'ai très envie de me moucher mais je n'ai pas de mouchoir. Les mains plaquées sur les oreilles, je me protège pour ne pas avoir à entendre l'inavouable. Je ne supporte plus les cris ni les missements de ma mère lorsqu'il la frappe. Cet homme me goûte et me répugne. Il puise sa force dans ce qu'il croit être notre faiblesse. Mais ce n'est pas de la faiblesse ; c'est de la tolérance.

Comment ne peut-il pas se rendre compte de sa propre lâcheté ? Comment peut-il encore croire à cette supériorité qui fait de lui l'un des êtres les plus vulnérables ? Quelquefois j'ai envie de le tuer, mais c'est monre. Je sais que ma mère l'aime et qu'elle continuera à l'aimer. Je ne comprends pas toujours, mais je ne veux pas la rendre triste.

On
peut toujours trouver des excuses aux actes des gens, et même que pour mon père je pourrais en trouver quelques-unes. Mais les excuses ne servent à rien ; elles n'ont jamais aidé personne. Je sais bien qu'il est trop tard, que notre tolérance lui a permis d'affirmer son mal-être. Maintenant il vit avec, comme un corps plongé dans du formol. C'est ça qui le conserve, et juste ça. Parfois, je me demande si nous ne sommes pas plus coupables que lui...

J
'écarte doucement les mains de mes oreilles. Au dehors, la voiture de monre vient de démarrer. L'orage est passé.

Il va retourner se saouler comme il le fait si souvent. Boire pour oublier que sa vie n'est pas ce qu'il aurait voulu qu'elle soit... boire pour oublier qu'il bat même sa propre femme.

J
e me relève et cherche le petit interrupteur qui pend du plafond, près de l'escalier.

Dans la cuisine, les comprimés de ma mère sont renversés sur la table et sur le carrelage. Il y a aussi une paire de ciseaux et des mèches de cheveux blonds.

Lentement, je monte les marches qui mènent au premier, dans les chambres. Ma mère est là, allongée sur son lit. Je m'approche d'elle pour lui dire que je l'aime, mais elle ne m'entend pas. Elle dort. Je passe ma main sur son front puis dans ses longs cheveux dorés. J'ai de nouveau envie de pleurer parce que je sais que ma mère adorait ses cheveux. Sa lèvre est entrouverte, et elle porte la marque d'un coup à la mâchoire.

A
lors je redescends l'escalier et je m'assieds sur une chaise, dans la cuisine, face à la fenêtre. Je tiens un grand couteau dans ma main droite : j'attends mon père. Ce n'est pas la première fois, ce ne sera pas la dernière.

La tolérance...

Ce soir, nous mangerons en silence. Je serais là, avec mère, mais il y aura aussi mon père. Mon père qui ne sait même pas que je sais. Mon père qui ne m'a jamais vu l'attendre dans la cuisine, toujours ce même couteau entre les mains. J'ai beau me dire que c'est parfois un bon père, autour de cette table je ne parviens pas à oublier. Je n'arriveme pas à regarder ma mère dans les yeux. J'ai pourtant tellement envie de la prendre par la main, de l'emmener loin d'ici, loin de ce monstre. Mais elle a choisi de l'aimer plus que tout. Elle l'aime plus qu'elle ne s'aime elle-me.

O
n dit qu'avec le temps tout s'en va. Mais ça, ça ne s'en ira jamais. Le temps engloutit nos joies et se délecte de nos peines. Que faut-il en faire ? Le temps nous les laisse-t-il pour apprendre ? Apprendre de nos propres blessures et de notre propre souffrance ?

Et
je regarde ma mère à nouveau. Ma mère qui ne peut même pas sourire à cause de sa lèvre. Encore une cicatrice : l'une de celles que le temps n'absorbe pas.

Jus
te un souvenir de mon père...

# Enviado em Segunda 24 Outubro 2005 14:39

Modificado em Sábado 05 Julho 2008 09:01

* Amityville, la véritable histoire d'horreur où toute une famille est décimée *

 * Amityville, la véritable histoire d'horreur où toute une famille est décimée *


Nous somme
s le 14 novembre 1974 dans la petite ville d’Amityville aux États Unis, il est 18h35 lorsque le téléphone de la police du comté de Suffolk sonne. Un certain Joey Yeswit les appelle pour leur signaler qu’un jeune homme est passé dans un bar pour leur signaler que son père, sa mère et toute sa famille ont été tué et qu’il s’est rendu sur les lieux avec plusieurs autres personnes et le jeune homme qui était venu et qu’ils ont en effet découvert les cadavres de toute la famille...

Dix m
inutes plus tard la police arrive au 112 Ocean avenue à Amityville et découvre avec horreur le meurtre de toute la famille De Feo. Toute la famille à été assassinée exception faite du fils aîné Butch. Celui-ci affirmera avoir passé la nuit chez ses parents, mais ne pouvant s’endormir serait parti vers 4h du matin pour travailler de bonne heure. Il aurait passé la journée à travailler, et ayant essaplusieurs fois de contacter ses parents par téléphone, décide d’aller les voir en fin de journée et découvre le massacre. Au fur et à mesure des interrogatoires, les doutes des policiers et les contradictions du fils aîné amenèrent les inspecteurs à avoir des doutes. Finalement après plusieurs heures d’interrogatoire Butch avoua ses crimes...

En
1965 la famille De Feo s’installe dans la petite ville d’Amityville, dans une maison bâtie dans le style colonial datant de 1928. Le père Ronald avait beaucoup travaillé et avait réussi dans sa vie professionnelle, il était directeur général d’une concession Buick. Il avait épousé Louise Brigante. Le couple avait 5 enfants au moment des faits.

Le f
ils aîné Ronald De Feo junior, que tout le monde appelait Butch... Son adolescence fut assez difficile, il se disputait souvent avec son père, même si son père lui offrait tout ce qu’il désirait, même quand il demandait de l’argent, son père lui en donnait. À 17 ans, il arrêta ses études. Il commença à se droguer avec de l’héroïne et du LSD, et commit quelques vols. Son grand père lui offrit un travail dans l’entreprise familiale à ses 18 ans. Butch continua à se droguer et à devenir de plus en plus psychotique, il s’acheta divers armes qu’il conservait dans un placard, il était le seul à avoir sa propre chambre étant l’aîné. Il avait 25 ans lors des meutres.

La fille
aînée Dawn agée de 18 ans lors des faits, il aurait aidé son frère lorsqu’il faisait des tests de dépistage de drogue en lui donnant des échantillons d’urines. A l’époque elle était amoureuse, et voulait rejoindre l’homme qu’elle aimait en Floride, mais ses parents refusèrent obstinément.

Al
isson la seconde fille était plutôt tranquille, jouait souvent en été dans la piscine avec ses amies, et lorsque Butch et son père se disputaient, elle se cachait dans sa chambre en refermant la porte pour éviter d’entendre leur cris. Elle avait 13 ans.

Mar
k avait lui 12 ans, faisait du football et avait eu une blessure sérieuse qui l’obligeait a avoir des béquilles et parfois se déplaçait en fauteuil roulant.

John l
e plus jeune fils avait 7 ans, était plutôt gentil et calme aux dire des amies dAlisson.

La
famille vivait plus ou moins paisiblement, ponctuée par les dispute entre le père et le fils jusqu’au 14 novembre 1974 ou tout bascula...

T
out le monde dormait dans la maison, il semblerait que Butch ait regardé la télé jusqu’à 3h du matin, une émission appelé Castle Keep. Il prend un fusil, et descend dans la chambre de ses parents, abat son père de deux coups de fusil, il aurait vécu quelques instants essayant de se déplacer avant de mourir, Butch braque ensuite le fusil sur sa mère et l’abat de 2 balles. Il sort, se dirige vers la chambre de ses frères et les tue tout les deux. Il sort, se dirige vers la chambre de la plus jeune soeur qui se réveille avant d’être tuée elle aussi d’une balle en pleinete la tuant instantanément. Enfin il va à la chambre de son autre soeur pour l’abattre à bout portant à la base du coup. Tout les corps seront retrouvés, choses étrange, sur le ventre. La famille n’avait pas été drogué comme certain l’imaginent, les tests prouvent le contraire. Par contre une autre théorie existent quand auroulement des événements, même si on a aucune véritable preuve, on a seulement le témoignage de Butch, et une autre preuve que je vous exposerai après...

L’autr
e théorie nous dis que Dawn voulant rejoindre son petite amie en Floride demande à Butch de l’aider à assassinée sa famille pour pouvoir s’enfuir. Butch raconte qu’il est réveillé en pleine nuit par sa soeur tenant un fusil dans les mains. Après une discussion avec elle, il se saisit du fusil et va dans la chambre de ses parent, il ouvre la porte et ouvre le feu sur son père et sa mère. Il dépose le fusil et redescend s’assoir. Il reste là quelques instant et entant des coups de fusil, il remonte et voit sa soeur Dawn entrain de recharger le fusil devant sa chambre. Il commence à se battre avec elle, finalement arrive à la jeter sur le lit, prend le fusil et l’abat. Même si cette théorie peut sembler étrange, on a retrouvé des traces de poudre sur les vêtements de Dawn, comme si elle avait tiré avec un fusil ce soir là...

Bu
tch sera inculpé et sera condamné à la prison à vie. Aujourd’hui il est toujours en prison et garde avec lui le secret de ce qu’il s’est vraiment passé, on ne connaît pas vraiment les raisons exactes, ni si sa soeur à été ou non vraiment impliquée...



# Enviado em Segunda 24 Outubro 2005 14:54

Modificado em Sábado 05 Julho 2008 09:04

,;! Derrière la porte !;,

,;! Derrière la porte !;,


Laissez-moi vous conter ce soir funèbre où ma vie a basculé, ce soir où j’ai bien cru que j’allais mourir, ce soir où j’ai perdu la raison : c’était un soir de printemps, j’avais alors 14 ans.

A cette époque, ma grand-mère maternelle n’allait pas bien du tout. Elle était à l’hôpital depuis déjà deux ou trois semaines, j’étais allé la voir quelques fois avec mes parents, mais elle ne me paraissait pas vraiment bien aller, et je ne pouvais m’empêcher de me dire qu’elle ne rentrerait plus chez elle. Et puis aussi ce jour-là il avait fait beau, et je me sentais bien, ainsi, lorsque mes parents m’ont proposé d’aller la voir, avec eux, en cette fin d’après-midi, j’ai refusé. Mon père a alors suggéré d’aller au restaurant pour se détendre après la visite à l’hôpital, l’idée tentait ma mère, mais moi je voulais rester à la maison. Alors sans attendre je leur ai dit que je pouvais bien passer la soirée tout seul. Ils m’ont alors proposé d’inviter des copains si je le voulais, et je ne me suis pas fait prier pour accepter ! C’est ainsi que je me suis retrouvé ce soir-là avec Arnaud et David : deux amis avec qui je passais la majeure partie de mon temps depuis le début du collège.

Nous nous trouvions dans ma chambre à écouter de la musique. Sans explications, Arnaud baissa le volume. David et moi le regardions, intrigués, puis finalement d’un air amusé il nous demanda :

- Dites, ça ne vous dirait pas qu’on se raconte quelques histoires qui font peur, hein ? Ca pourrait être sympa, non ?

J’hésitais quelques peu, surpris par cette proposition. Finalement David accepta, et je le suivis. Alors Arnaud tout en coupant la musique, nous demanda :

- Alors ! qui commence ?

Tout d’abord, aucun de nous ne répondit. Moi j’avais bien une idée d’histoire, mais je n’osais pas trop la raconter... Et mon dieu ! J’aurais vraiment bien fait de me taire ce soir-là, mais je ne l’ai pas fait : En effet, timidement je finis par répondre :

- Heu… moi… à la limite... j’en ai bien une.

- Ah ?

- Ouais mais heu… je sais pas si elle va bien rendre… je…

- Bah allez, te fait pas prier, vas-y !

Et je l’ai fait, malheureusement, je l’ai fait : Je me suis assis en tailleur sur le lit, et pendant que d’un air grave je fixais alternativement Arnaud et David, ils se sont assis autour de moi, au bord du matelas. J’ai laissé passer quelques secondes afin de rendre l’atmosphère encore un peu plus lourde, puis j’ai entamé mon récit :

« C’est une histoire assez terrible dont j’ai entendu parler une fois. Cela se passait il y a quelques années : Un père de famille rentrait chez lui après le travail, il trouva sa maison en train de brûler. Il habitait à la campagne, et il n’y avait pas de voisins pour alerter les pompiers. Il pensa tout de suite à son fils de sept ans qui était peut-être dans la maison, il se précipita alors à l’intérieur, cria pour l’appeler, et… il eut une réponse ! Son fils était bloqué dans sa chambre, le père couru jusqu’à la porte, essaya de l’ouvrir, mais elle restait bloquée : Dans la chambre, une poutre tombée du plafond l’empêchait de s’ouvrir. Il cogna, et cogna encore de toutes ses forces contre la porte, il se ruait contre elle, son fils hurlait, il appelait à l’aide, et lui, il paniquait : la porte ne s’ouvrait pas. Il se rua encore contre elle, il hurlait de rage, pleurait de désespoir, il ne réfléchissait plus, il n’y avait plus que cette porte, et son fils qui hurlait de l’autre côté. Il a appelé à l’aide jusqu’à la fin : Son fils à brûlé dans la maison, et le père aussi. Il n’a jamais réussi à ouvrir la porte, et il est resté à se ruer contre elle jusqu’à sa mort. »

Arnaud me regarda l’air dégoûté, et me dit :

- Ben dit donc, c’est glauque !

- C’est pas joyeux en effet, répondit David avant que je ne réagisse. Il avait aussi l’air assez choqué par l’histoire.

C’est alors que, emporté par ce succès, j’ai raconté la suite. J’ai été stupide, elle me faisait aussi peur qu’à eux cette histoire, surtout la suite… et j’ai vraiment été idiot d’avoir continué, je n’aurais jamais dû, jamais.

« Oui, mais vous ne connaissez pas la suite... Parce que depuis lors, le fantôme du père cherche toujours à ouvrir la porte et à sauver son fils. Et si tu dis… heu… je ne préfère pas le dire vraiment... Mais en gros si tu appeles à l’aide en criant « papa », que tu dis que tout brûle, et que tu lui demandes de venir te chercher, cela attire le fantôme, et il arrive derrière ta porte pour te prendre »

David, pensif, me regarda l’air intrigué, et calmement me dit :

- Purée ça fout les boules, c’est sûr... Mais bon toi, tu as déjà essayé de l’appeler ?

- Non... ça me fait assez peur comme ça ! Je n’ai pas envie d’aller vérifier. »

Arnaud, une lueur d’excitation dans le regard, observa David, puis moi, et finalement nous demanda :

- Hé ! ça vous dirait d’essayer ?

Je me crispai, comprenant que je n’avais pas du tout envie d’essayer une chose pareille, je regrettai déjà d’en avoir parlé. Mais David, lui, semblait y réfléchir, et au bout de quelques secondes il finit par lever la tête et dire « ouais ! Pourquoi pas ! ».

J’allais leur dire que je ne souhaitais pas du tout faire une telle chose, mais Arnaud n’attendit pas que je manifeste mon opinion : Sans me porter le moindre regard, il commença à parler d’une voix aiguë et chevrotante, cherchant à imiter celle d’un petit garçon :

- Papa ! ppaaappppaa, à l’aaaaiiiiiide, tooouuut brrrûûûûle autour de moi, j’ai peeeeeuuurrr !

Il souriait, mais moi pas du tout : j’étais vraiment terrifié. Mais lui il souriait, et David le regardait avec amusement, sans rien dire. Et il reprit encore de plus belle, sa voix était maintenant plus forte, il criait presque :

- JJEEEEEE BRRRRRUUUUUUULLLE, PPPPAAAAPPPPPAAAAAA, JEEEE BRRRUUUULLLLEEE, AAAAAAAAHHHHHHHH !

- ARRETE MAINTENANT ARNAUD ! C’EST PAS DROLE.

C’était sorti comme ça, je le fusillais du regard, je me sentais énervé, mais j’étais surtout terrorisé, j’avais vraiment peur, et je ne voulais pas en entendre plus.

- Ben... quoi ? T’as peur ? Oh, allez c’est pas grand-chose, non ? C’est une histoire ! c’est tout ! Allez...

Et toujours ce stupide sourire aux lèvres il reprit :

- PAAAAAPPAAAAAA JEEEE T’EEEEENNN SSSUUUUPPPPLLLLLIIEEE, PAPAAAAAA, IL Y A LE FFEEEUU PAAARRRRTTT...

- TU ! ... ARRETES ! ... MAINTENANT ! ... COMPRIS ? »

Là il s’était tu, il n’y avait plus un bruit dans la chambre, Arnaud me regardait, l’air étonné, sûrement qu’il avait été surpris par l’agressivité et la colère que je venais de déployer pour lui crier de s’arrêter : J’en étais d’ailleurs essoufflé, et je le fixais du regard le plus réprobateur et colérique que je pouvais.

On ne parlait plus, Arnaud et moi restions là, immobiles, à se fixer mutuellement. Finalement, David, tout timidement, finit par dire :

- Bon, allez les gars, on ne va pas se disputer pour ça, hein les...



« BOUM ! ... BOUM ! ... BOUM ! ... »



Nous avons sursauté tous les trois, une décharge d’adrénaline m’a envahi. Je me suis braqué ainsi que mes deux amis vers la source du bruit : vers la porte de ma chambre. Le bruit continuait, impassible et terrifiant :



« ... BOUM ! ... BOUM ! ... BOUM ! ... »



- C’est quoi ce boucan ! s’écria Arnaud dont la voix couvrait à peine le bruit de coups de plus en plus fort qui provenait de la porte.

- Si c’est une blague, c’est vraiment pas drôle, rétorqua David qui se tenait maintenant debout, plaqué contre le mur opposé à la porte. Il semblait mort de peur, il fallait dire que moi aussi je l’étais.

Et puis là, en prime des coups contre la porte, ont commencé les cris, ces horribles cris qui malheureusement resteront je crois bien à jamais gravés dans ma mémoire. Je peux les entendre encore aujourd’hui alors que je vous parle : Cela ressemblait à un monstrueux mélange entre le brame d’un cerf et le cri d’un éléphant, même si cette description ne me semble pas si proche de la réalité, je ne trouve pas trop de comparatifs pour l’exprimer. Ce cri était en tout cas inhumain, aigu et profond, d’une tristesse infinie et d’une agressivité sans nom... Et les coups contre la porte, et ce cri horrible, continuaient, sans relâche… sans la moindre trêve. J’étais terrorisé, je m’étais rabattu vers les oreillers du lit, et je les serrais d’ailleurs très fort. Arnaud lui, plus valeureux, même s’il n’avait pas l’air très fier, avait saisi ma chaise de bureau, et la brandissait, prêt à frapper ce qui pourrait entrer dans la chambre.

Mais ce fut David qui paniqua le plus, les cris immondes avaient dû finir de ronger les dernières subsistances du courage qui l’empêchait de s’écrouler : Il était maintenant assis contre le mur, recroquevillé sur lui-même, son visage était tout rouge, il pleurait, il gémissait, mais entre ses larmes il finit par parler un peu :

- ooohhhhh noooonnn, c’est quoi ce truc, j’ai peeeuuur, à l’aide, à l’aaaiiiide.

Immédiatement, comme pour répondre aux geignements de David, le cri se fit encore plus fort, encore plus déchirant, encore plus terrifiant. Cette fois-ci les coups redoublèrent contre la porte, elle était parcourue de soubresaut, mais bizarrement ou plutôt monstrueusement, elle restait fermée, et ne se brisait pas.

Puis la panique finit d’envahir David, il se leva, ouvrit la fenêtre, et tout en pleurant nous dit :

- J’veux pas rester là moi, j’préfère tenter ma chance par dehors.

- Non, fais pas...

Mais j’eus à peine le temps de réagir, qu’il était déjà en train de se laisser glisser par l’encadrement de la fenêtre. Et le temps de me lever du lit pour aller le retenir, je l’entendais déjà glisser sur les ardoises du toit… puis, je ne l’entendis plus. Son silence m’a semblé durer très longtemps, et ce fut son cri, déchirant, qui me renvoya à la réalité :

« AAAAAHHHH, J’AI MMAAAAALLL ! JE SUIS TTTTOOOOMMMBBEEEEE ! MMMOOONNNN DDDDOOOOSSSS, AAAAAHHHH J’AI MMAAAAAALLLL ! »

Et là l’horreur fut totale : A travers l’encadrement de la fenêtre, je regardais David, qui hurlait, gisant sur la terrasse du jardin, en bas. Et les cris émis par ce qui était derrière la porte devinrent complètement fous et assourdissants. Les coups portés devenaient plus fréquents, à un rythme monstrueux, insoutenable : Je devenais fou, tout cela était un cauchemar implacable, terrifiant, et les cris de David qui agonisait en bas ne faisaient qu’ajouter à l’horreur de la situation. Surtout que ni Arnaud ni moi ne pouvions sortir de la chambre pour lui venir en aide.

Et l’odeur ! Je ne m’en étais pas rendu compte au début, mais maintenant l’air de la chambre en devenait suffocant tellement la puanteur était atroce. Une odeur de viande pourrie, mêlée à celle de cochon brûlé : et mon dieu c’était insoutenable, abominable. Je me suis détourné de la fenêtre : je vis Arnaud qui restait immobile, debout, sa chaise dans les mains, les yeux écarquillés, il avait l’air ailleurs. Je me demandais comment il faisait pour rester en plein milieu de la pièce, alors qu’elle baignait dans cette puanteur. C’est alors que sans bouger plus que la main, il finit par lâcher sa chaise, puis un soubresaut le parcouru, il se courba en deux, et vomis abondement sur la moquette. La vision que j’avais devant moi d’Arnaud vomissant, le son que cela produisit, ainsi que l’odeur qui se mêlait à celle immonde de viande pourrie et brûlée, en était trop pour moi aussi, et je vomis à mon tour.

Je me sentais fatigué, je m’appuyai dos au mur, David continuait d’hurler au dehors, et les coups sur la porte n’arrêtaient plus, ils avaient encore redoublé. J’eus alors l’idée que les cris de David au dehors pouvaient stimuler la source de tout cela, et sans réfléchir d’avantage, je me retournai vers la fenêtre et la refermai avec empressement. J’eus du mal à expliquer à Arnaud pourquoi j’avais fermé la fenêtre, pourquoi on allait pas aider David. Mais il fallait arrêter de faire du bruit, des geignements, des plaintes qui pouvaient attirer ce qu’il y avait derrière la porte. Il fallait attendre qu’il s’en aille, avant de descendre au rez-de-chaussée appeler quelqu’un au téléphone pour venir en aide à David. Arnaud finit par comprendre, et nous nous sommes calmement assis, terrifiés malgré tout par cette ambiance cataclysmique de coups ininterrompus contre la porte, par ce cri immonde qui nous perçait les tympans, et par cette odeur insoutenable qui se mélangeait maintenant à l’odeur de nos vomissures.

Et nous avons attendu que tout cela s’arrête, nous étions assis en tailleur, à même le sol, sans bouger, pales et terrifiés. Progressivement les cris se sont calmés, l’odeur s’est atténuée, et les coups contre la porte ont baissé en fréquence et en intensité… jusqu’à ce que le silence revienne enfin, et que nous pouvions de nouveau entendre, étouffés à travers la fenêtre fermée, les cris de douleur de David qui gisait toujours au dehors.

Arnaud me regarda alors, et à voix basse me demanda :

- A ton avis maintenant, qu’est ce qu’on fait ?

Je réfléchis un peu avant de répondre, puis dit :

- Il faudrait téléphoner aux pompiers, ou je sais pas… à une ambulance ! Pour venir en aide à David.

- Il est où le téleph...

- Le téléphone est en bas.

- Tu penses que c’est parti ?

- Ben… on ne l’entend plus...

- C’est vrai...

- Va falloir descendre… en bas... Heu… j’ai pas trop envie… de… de… sortir. Je…

- Bon, je vais y aller... De toute façon, il est plus là, hein ?

- Heu… t’es sûr ?

- Mais oui.

Arnaud se leva alors lentement. D’un pas hésitant, il s’avança jusqu’à la porte. Saisis doucement la poignée, et poussa légèrement la porte qui s’entrebâilla sur le couloir. L’air amusé il se retourna vers moi, et dit à haute voix:

- C’est dingue, la porte était ouverte, il est con ce fan...

Mais il n’eut pas le temps de finir sa phrase que comme un éclair, une main surgit de l’encadrement de la porte entrebâillée, se rallongea d’une manière monstrueuse et vint agripper Arnaud à la taille : Celui-ci restait pétrifié, sans même crier, les yeux écarquillés. A première vue, la main, et le bras m’avaient semblé de couleur noire, mais à cause des petites brillances, de ces sortes d’écailles que je discernais dessus, j’eus l’horreur de deviner que toute la peau de ce « bras » qui s’enroulait maintenant autour de la taille d’Arnaud était entièrement brûlée. D’ailleurs l’odeur de porc brûlé et de viande pourrie revint m’assaillir les narines.

Je n’eus que le temps de me lever avant de voir Arnaud disparaître sous mes yeux, emporté dans le couloir à une vitesse impossible, puis la porte se referma dans un claquement assourdissant. Je courus jusqu’à la porte, mais je ne voulus pas y toucher, je ne voulais pas l’ouvrir. Je criai alors le nom d’Arnaud, j’ai bien dû rester là pendant une éternité à crier son nom, mais rien, aucune réponse.

Et je n’avais pas osé ouvrir la porte : j’avais peur que cela soit encore derrière. Toujours comme aujourd’hui d’ailleurs : En effet, même maintenant j’ai encore la peur d’ouvrir une porte, mes parents m’ont amené chez le psychiatre après ce soir-là, mais je ne lui ai jamais rien dit, ni à personne d’ailleurs, pas même à mes parents. De toute façon, ils ne me croiraient pas.

Personne ne revit jamais Arnaud, on m’a demandé si je l’avais vu ce soir-là, mais j’ai dit que non, et David en fit de même... : Lui, il passa un mois à l’hôpital, il s’était cassé le coccyx en tombant du toit... Et aussi bien lui que moi sommes maintenant toujours terrifiés quand nous nous retrouvons face à une porte fermée : Nous avons toujours peur qu’un jour cela vienne nous chercher à notre tour, nous n’osons plus ouvrir la moindre porte de peur qu’il soit de l’autre côté. Oui, nous avons et aurons maintenant toujours peur de ce qu’il peut y avoir... y avoir derrière la porte.


# Enviado em Quarta 01 Fevereiro 2006 16:32

Modificado em Sábado 05 Julho 2008 09:11

*°# Numéro privé #°*

*°# Numéro privé #°*


Stéphanie ferma la porte d’entrée et remit ses clefs dans sa poche. Elle se retourna et observa quelques instants le couloir vide devant elle : Ils n’étaient pas rentrés. Ses parents avaient voulu passer le samedi soir « entre eux » à l’extérieur, et l’avaient prévenu qu’ils rentreraient tard. Elle en déduit qu’ils ne devraient pas revenir de si tôt : Il n’était que vingt-deux heures trente.

Stéphanie regardait avec regret cette maison vide, elle s’était imaginé que sa soirée durerait un peu longtemps : Le cinéma avec Cédric c’était bien… mais elle aurait voulu passer plus de temps avec lui. Elle l’avait rencontré deux semaines auparavant lors de la fête qu’elle avait organisée pour ses dix-sept ans : Il lui avait bien tapé dans l’œil, et visiblement cela était réciproque… même si ce soir il n’avait pas insisté pour rester un peu plus avec elle.


Ne sachant trop quoi faire, elle monta clopin-clopant l’escalier : De toute façon j’en passerai d’autres soirées avec lui… la prochaine fois je lui demanderai d’aller boire un verre… rrahhh ! c’est dommage, pour une fois que je n’avais pas les parents sur le dos !

Arrivée dans sa chambre, elle repoussa la porte de la main, pendant qu’elle se refermait, elle envoya sa veste sur le dossier de sa chaise, et se laissa tomber sur son lit, allongée sur le dos. Le claquement de porte fit alors place au silence : Elle regardait le plafond, occupée à se remémorer la soirée, à se demander ce qu’elle ferait demain, à penser à ses prochains rendez-vous avec Cédric ou ses copines... sûrement qu’on l’appellerait demain pour passer le dimanche après midi à quelque chose de mieux que de rester enfermé à la maison… Au fait, on l’avait appelée ce soir ? Elle s’assit sur son lit, saisit le bas de son blouson, fouilla dans une des poches et en sortit son téléphone portable.


Ah oui ! il est éteint. Je l’avais coupé au début de la séance de cinéma… j’ai oublié de le rallumer tout à l’heure. Bah ! c’est pas important, de toute façon personne n’a dû m’appeler ce soir… elles doivent être toutes à s’amuser... elles… et moi qui suis là toute seule... pfff... Ah, si ! J’ai eu des messages sur mon répondeur… hein ? huit ? Ben ça fait beaucoup quand même ! On cherche sûrement à m’appeler depuis tout à l’heure… hé, peut-être que je ne vais pas croupir ici ce soir finalement ! Fébrile à l’idée d’aller retrouver ce soir ses amies, elle appela sans attendre sa boîte vocale.

« Veuillez composer votre code secret puis tapez dièse.
...
Vous avez... HUIT.. nouveaux messages »

Elle avait donc bien eu huit messages, au moins là elle en était sûre, mais qui donc aurait bien pu l’appeler huit fois ce soir ?

« Aujourd'hui à VINGT DEUX HEURES VINGT CINQ MINUTES

- Quoi ! » s’étonna Stéphanie, stupéfaite. Elle regarda sans attendre sa montre pour s’assurer qu’elle ne se trompait pas sur l’heure : Il était vingt-deux heures trente-quatre.

Bon dieu, huit appels en neuf minutes ! C’est insensé, pourquoi on chercherait autant à me joindre… à moins que… j’espère qu’il n’est rien arrivé de grave… Ce serait terrible si…

Elle fut interrompue dans sa réflexion par le message qui commençait.


Au début elle se demanda si son téléphone fonctionnait correctement, mais il marchait puisqu’elle venait d’entendre distinctement la voix de la boîte vocale. Le son était étrange, comme un froissement de linge au vent suivit d’un bruit sourd, le son se répétait, régulier… comme le bruit d’une machine à laver, comme un tourne disque arrivé à la fin du quarante cinq tour. Le son paraissait si froid, si répétitif « schrrr frrr chrrr BOUM… schrrr frrr chrrr BOUM… schrrr frrr chrrr BOUM ». Pendant les premières secondes, elle ne trouvait pas de quel son il pouvait s’agir, puis le bruit d’une voiture lui fit comprendre qu’on l’appelait de la rue. Du même coup tout lui parut évident : On l’appelait par erreur ! Le portable devait être dans la poche, le clavier n’était pas verrouillé, et l’appui des touches avait finit par appeler un numéro du répertoire du téléphone… et c’était tombé sur elle.

Amusée, elle se prit à écouter le message : toujours ce bruit mécanique, répétitif, le son des voitures, et aussi celui du vent : C’est vrai qu’il ne faisait pas très beau en ce soir d’octobre, et en sortant du cinéma le vent commençait déjà à souffler. Le son en était ici assez angoissant, comme une longue plainte fantomatique, un « oooooouuuuuuuhhhhhhh » qui lui rappelait les soirs de grand vent pendant lesquels ce dernier émettait sa complainte par le foyer de la cheminée du salon.

« Fin du message »

Le brusque retour à la voix de la boîte vocale la surprit. Le message s’était coupé d’un coup, sûrement dû à un nouvel appui accidentel sur la touche d’appel. Ce ne fut pas la brutalité du passage qui la surpris, mais plutôt le fait d’entendre cette voix féminine, calme et posée, qui contrastait tellement avec le bruit mécanique de la marche, mêlé à celui des voitures, et du souffle du vent sur le micro du téléphone. Elle ne s’en était pas rendu compte lors de l’écoute du message, mais ce son était au fond assez sinistre.

« Tapez 2 pour effacer, 3 pour réécouter.

...

Effacer ».

« Aujourd'hui à VINGT DEUX HEURES VINGT SEPT MINUTES »

Le message était quasi identique au premier : Toujours ce bruit, répétitif, monotone, qui devenait pour elle un peu angoissant, plus pesant que précédemment.

Et puis il va y en avoir encore six comme ça ?... Eh bien... Super ! Mais de qui ça provient ? Qui c’est qui m’appèle à la fin ? Voulant passer au prochain message pour que la boîte vocale lui fournisse le numéro de l’appelant, et ayant assez entendu ce bruit, elle coupa le message sans attendre.

« Aujourd'hui à VINGT DEUX HEURES VINGT HUIT MINUTES »

Mais la boîte ne donnait pas de numéro, elle aurait dû formuler normalement un « message provenant du ... ». Elle se rappela que sur les deux premier messages on ne lui avait pas signalé le numéro. Elle en déduit que l’appelant avait sûrement choisi que son numéro soit masqué aux personnes qu’il appelait : Sur le portable de Stéphanie le message « numéro privé » s’affichait quand une personne ayant cette option lui téléphonait. Elle fouilla dans sa mémoire pour trouver qui elle connaissait dans ce cas-là. A peine elle avait commencé à réfléchir que le message débutait, et le son lancinant reprenait. Un peu plus à chaque fois, il intensifiait en elle un certain malaise.

Le son répétitif s’arrêta. Le hululement du vent prenait plus d’importance en l’absence du bruit assommant produit par la marche, elle entendait toujours les voitures passer. La personne était toujours dans la rue et venait de s’arrêter, elle n’entendait plus rien d’autre que le vent et les voitures. Que fait-il ? Ou bien que fait-elle ? pensait Stéphanie. Il est peut être en train de regarder quelque chose ? de s’arrêter pour allumer une cigarette ? ou alors juste pour prendre un peu le temps de flâner ? Tout cela la rendait de plus en plus curieuse… en même temps elle ne se sentait pas très bien, gênée d’entendre une autre personne à son insu, et aussi tout simplement parce que le bruit de la marche à travers le micro du téléphone dans la poche était sinistre !

Puis le désagréable son de marche reprit et commençait franchement à l’apeurer : « schrrr frrr chrrr BOUM… schrrr frrr chrrr BOUM… ». Elle continuait d’écouter le message, le bruit des voitures semblait diminuer : Est ce qu’il rentrait dans un lotissement ? est ce qu’il allait dans une plus petite rue ? Finalement tracassée par ce côté « voyeur malgré elle », elle coupa le message et passa au suivant.


« Aujourd'hui à VINGT DEUX HEURES TRENTE MINUTES »

Le message était toujours le même : toujours ce bruit répétitif et morne. Mais elle n’entendait plus le bruit des voitures, la personne devait sûrement s’être engagée dans une petite rue. Agacée par le son, elle coupa le message.

« Aujourd'hui à VINGT DEUX… HEUR...

BIP BIP... BIP BIP»

Surprise par le son elle mis le téléphone face à elle : Comme le signal sonore l’avait indiqué, elle venait de recevoir un message... La personne continuait à l’appeler par erreur.



Elle remit le téléphone à son oreille, et fut surprise d’entendre assez distinctement le miaulement d’un chat. Elle n’entendait toujours aucun bruit de voiture, juste le bruit et le vent. Puis, le son se transforma quelque peu, elle percevait comme un écho, la personne était peut-être dans une cour, ou dans une petite ruelle étriquée. Le bruit répétitif se fit de plus en plus lent, puis s’arrêta, c’est alors qu’à sa grande surprise elle entendit des gémissements. Ces derniers étaient plutôt faibles, mais elle en était sûre, elle entendait quelqu’un gémir au loin, c’était une voix féminine, mais elle avait du mal à l’entendre. Encore plus que les pas, ces gémissements la mettaient mal à l’aise.

Le bruit de la marche reprit, mais lentement. Le volume des gémissements augmentait : Il ou elle s’approche d’elle… est ce qu’elle est malade ? pourquoi elle gémit comme ça ? peut-être il ou elle est de sa famille ? Stéphanie s’embrouillait dans toutes ces interrogations… Elle avait peur, de plus en plus peur de ce qu’elle entendait, mais tout cela l’hypnotisait, elle voulait suffisamment savoir ce qui allait se passer pour ne pas raccrocher.

« Aujourd'hui à VINGT DEUX HEURES TRENTE ET UNE MINUTES »

Le vent soufflait toujours, les pas avaient cessé, les gémissements continuaient, ils étaient très forts maintenant : Stéphanie en déduit qu’il ou elle devait se tenir devant la femme. Etait-ce sa mère ? peut-être que oui… ou peut être que non, elle ne savait plus très bien. Elle se sentait fébrile et à la fois mal à l’aise d’écouter tout cela à leur insu.

Elle fut vraiment inquiète quand les gémissements firent place à des pleurs : Elle entendait distinctement la femme pleurer, à l’oreille elle aurait dit que la femme devait être assez âgée, dans la cinquantaine peut être. Mais pourquoi se mettait elle à pleurer ? Stéphanie serrait le téléphone à son oreille en tremblant : son bras, son corps frémissait, elle se sentait mal… elle avait peur de ce quelle entendait : Le son du vent, les pleurs, et auparavant le son des pas l’avait fait plonger petit à petit du trouble vers l’effroi. Mais elle ne voulait pas raccrocher, elle voulait savoir, elle voulait entendre la suite.

« Aujourd'hui à VINGT DEUX HEURES TRENTE TROIS MINUTES »

Les pleurs redoublaient, elle avait de plus en plus de mal à continuer d’entendre cela. Brusquement un bruit effréné de frottements se fit entendre avec force, ils furent très vite accompagnés de bruits secs et sourds. Ce fut surtout les cris de la femme qui terrorisèrent Stéphanie. Elle hurlait, elle souffrait… le bruit sourd qu’elle entendait maintenant, elle le compris vite, était assurément le bruit des coups qu’il ou elle infligeait à la vieille femme.

Stéphanie était pétrifiée par ce quelle écoutait et ce qu’elle pouvait en conclure. Elle restait assise sur son lit, ne sachant que faire, tout se mélangeait dans sa tête, tout cela était tellement inconcevable : Elle était en train d’entendre, avec une poignée de minutes de retard, quelqu’un battre furieusement une vieille femme. Complètement paniquée, elle coupa le message.

« Aujourd'hui à VINGT DEUX HEURES TRENTE QUATRE MINUTES »

Ca n’en finira jamais ! se disait elle en entendant l’annonce du prochain message. Elle faillit éteindre son téléphone, mais elle ne le fit pas… peut-être pouvait-elle en apprendre plus ? peut-être qu’elle pourrait intervenir ? … elle ne pouvait se résoudre à raccrocher, elle ne le pouvait pas… elle ne le voulait pas.

Rien que le début du message la pétrifia de nouveau : les frottements bruissaient toujours autant, les cris de la femme avaient fait place à des gémissements, le son des coups continuait à retentir… Elle entendait l’agresseur émettre de petits geignements, sûrement dus à l’effort monstrueux et infâme qu’il déployait : C’était la voix d’un homme… mais elle entendait encore mal le son. Ce fut progressivement que le sombre nuage de la terreur envahi Stéphanie à mesure que les bruits de la femme s’estompaient, et que les geignements de l’agresseur faisaient place à des mugissements de plus en plus forts… Progressivement elle reconnut avec effroi la voix de Cédric. Elle se rappela avoir eu des appels de lui : son numéro ne s’affichait pas sur son téléphone. Elle s’en souvenait bien car elle s’était dit qu’elle ne pourrait pas savoir quand il l’appellerai avant de décrocher. Son petit ami était donc assurément en train de battre une femme quelque part, peut-être qu’il la battait à mort… il la battait à mort : On entendait plus la voix de la femme, plus que les beuglements de Cédric et le bruit de ses coups sur le corps de la femme. Terrifiée, Stéphanie raccrocha, elle ne voulait plus entendre tous ces messages, tout cela était trop horrible, trop abominable, tout cela n’était pas possible, elle avait dû mal comprendre.


La sonnerie de son téléphone, pourtant guillerette, la terrifia quand elle se déclencha. Elle était plongée dans ses tourments, ne sachant ni que penser ni que faire. La sonnerie de son téléphone lui fit l’effet d’une décharge électrique à travers le corps. Lentement elle ramena son portable devant ses yeux, sur l’écran, elle n’en était pas surprise, était indiqué « numéro privé ». Elle attendit une sonnerie, puis deux, elle était épouvantée. Puis presque impulsivement elle appuya sur la touche pour décrocher et colla promptement le téléphone à son oreille : Elle n’entendait plus de coups, elle entendait juste un bruit régulier de frottement, c’était tout… Stéphanie pleurait, elle imaginait la pauvre femme à moitié morte, Cédric la traînant par les pieds… Cette image dans sa tête lui était insoutenable, surtout accompagnée de ce sinistre son de frottement.

Soudain, un grand choc se fit entendre, le volume en était si fort qu’il lui fit mal à l’oreille, et ajouté à l’effet de surprise, elle en décolla quelque temps l’appareil. Quand elle le rapprocha de nouveau, le seul son qu’elle entendit était celui du vent, bien plus fort que précédemment.

Subitement elle entendit comme un grondement sourd mêlé de fracas. Puis d’un coup, elle entendit très distinctement de la voix de Cédric :
« Stéphanie ? ».

Prise par surprise, elle ne put réprimer un petit cri d’étonnement.
« Putain Stéphanie ? Bon Dieu, qu’est ce que tu fais en ligne, merde ! MERDE ! MER ».

Complètement abasourdie et terrorisée elle raccrocha aussitôt et éteignit son téléphone.


Il m'a entendu crier ! mon dieu, il sait que j'ai entendu: "A l'aide, pitié ! Qu'est ce que je peux faire ? Il va peut-être venir ici me chercher et me tuer ! Je ne peux pas rester ici, je dois m'en aller tout de suite, peut-être était-il tout près de la maison ? Oh putain, c'est horrible, je.. je dois aller à la police... je dois partir d'ici! il faut que je prévienne la police !"

Sur ce, Stéphanie bondit de sur son lit, et se précipita à toute allure hors de la maison. Elle courrait vers le commissariat de la ville, qui n'était qu'à cinq minutes de sa maison.
Mais elle n'arriva jamais au commissariat.

On l’enterra une semaine plus tard, deux jours après avoir retrouvé son corps, ainsi que ceux de trois mendiantes que Cédric avait battus à mort.




# Enviado em Quarta 01 Fevereiro 2006 16:35

Modificado em Sábado 05 Julho 2008 09:20

°- Le Petit Ami -°

°- Le Petit Ami -°

C'est l'histoire d'un mec qui emmène une fille pour faire un tour d'auto.
Il est environ 21heures.
Le mec s'arrète à un moment au bord d'une route déserte
disant qu'il attendait un bruit bizarre à l'arrière de la voiture.
1
0 minutes passent et le mec n'est toujours pas revenu.
L
a fille qui s'impatiente pense qu'elle devrait sortir de la voiture
p
our aller le chercher, mais juste avant d'ouvrir la portière,
e
lle entend des gratements sur le toit de l'auto.

Int
riguée mais très apeurée,
ell
e décide de démarer la voiture et de partir.
A seulement 10 mètres,
el
le se dit qu'elle devrait peut-être attendre son amoureux,
et
qu'il était peut-être en danger.
Elle
sort pour l'appeler et lui dire qu'elle en a assez qu'il lui fiche la trouille.
Ma
is juste avant de crier, elle se retourne, sentant une présence derrre elle.

C'es
t là qu'elle découvre son homme pendu à un arbre :
L
es grattements qu'elle entendait sur le toit de l'auto
é
taient en fait les aspadrilles du mec qui était en suspension...
re
tenu par une corde.
La f
ille avait tué son mec ...

# Enviado em Sábado 04 Fevereiro 2006 18:34

Modificado em Sábado 05 Julho 2008 09:25

°o0_ 'Es-tu contente de ne pas avoir allumé la lumière ?' _0o°

 °o0_ 'Es-tu contente de ne pas avoir allumé la lumière ?' _0o°
Janes vit dans une chambre avec sa colocataire Mélissa. Vers 21heures, elle se rappelle que son livre emprunté à la bibliothèque doit être rapporté aujourd'hui et la bibliothèque ferme a 23heures. Janes dit à Mélissa qu'elle doit sortir pour aller porter son livre à la bibliothèque et qu'elle sera absente pendant un moment. Elle invite Mélissa à se joindre à elle, mais celle-çi refuse pretextant qu'elle a cours le lendemain matin. Mélissa demande à Janes d'éteindre la lumière en sortant car elle a sommeil. Janes sort de la chambre, traverse le campus pour se rendre à la bibliothèque.

En
chemin, elle rencontre un de ses amis et lui parle pendant quelques minutes pour réaliser qu'elle a oublié le livre à la chambre. Il est déjà 22 heures passé et elle promet à son ami de revenir rapidement. Quand elle arrive à la chambre, elle se rappelle que Mélissa est endormie.

Jane
s sait cependant exactement où se trouve le livre, sur son bureau tout près du lit de Mélissa. Pour ne pas réveiller sa coloc, elle entre tranquillement, attrape son livre et quitte la chambre sans avoir allumé la lumre. Elle retourne ensuite à la bibliothèque, rend le livre et ressort pour prendre une bouchée avec le copain qu'elle avait lais quelques minutes plus tôt.

Quan
d elle retourne à sa chambre, elle y trouve une are de policier et une ambulance. Un policier la saisit et la conduit dans la chambre, Janes voit 2 choses à ce moment qui seront gravé pour toujours dans sa mémoire : le matelas de sa coloc, Mélissa, immaculé de sang et quelque chose d'écrit avec un rouge à lèvres dans le miroir de son bureau :
"Es-tu contente de ne pas avoir allumé la lumière ?"

# Enviado em Sábado 04 Fevereiro 2006 18:42

Modificado em Sábado 05 Julho 2008 09:29